Ouarzazate fait son cinéma

Ouarzazate fait son cinéma

La cité des mille Kasbahs recèle des trésors aux portes du désert, une mosaïque de paysages; palmeraie, dunes, montagne, neige, lacs … ont fait de Ouarzazate une destination particulièrement pittoresque et attrayante. Depuis 1920 les plus grands noms du cinéma s’y retrouvent pour faire rêver les publics, raconter des histoires et croiser leurs destins.

Le cinéma représente pour Ouarzazate et sa région une industrie importante qui tend à se développer rapidement tout en se professionnalisant. Depuis 1999, 40 longs métrages, 120 courts-métrages, 70 documentaires, 30 spots publicitaires, environ 20 clips musicaux.
Un budget global de 200 M$ et 90 000 emplois temporaires incluant artisans qualifiés, techniciens et figurants. Pour palier aux besoins cinématographiques internationaux, des infrastructures nouvelles voient le jour tandis que les pionniers, comme ATLAS CORPORATION STUDIOS, développent d’autres projets, tels que le futur festival du Film en plein air d’Ouarzazate qui devrait se tenir prochainement.

Les studios ATLAS, créés en 1983 par Mohamed BELGHMI s’étendent sur 30 hectares. On y trouve aux pieds des montagnes dans un décor splendide et amovible, décors de cinéma et plateaux de tournages, de multiples ateliers de production: menuiserie, serrurerie, peinture, costumes, plâtres et sculptures, résines, teinturerie, salle d’effets spéciaux, local à explosifs, des écuries pouvant accueillir 200 chevaux et 50 chameaux et un plateau de 1500 m² avec un cyclo panoramique de 800m² sur 6 mètres de haut, utilisé fréquemment pour les spots publicitaires de plus en plus présents à Ouarzazate. Des partenaires anglais assistent les studios depuis toujours: Lee LIGHTING pour l’éclairage et Willys WHEELS pour les caravanes. De nombreux films ont été tournés dans les studios, les plus connus sont « Le diamant du Nil » avec Michael Douglas dont l’avion reste partie intégrante du décor des studios, « KUNDUN » de Martin Scorsese, qui a nécessité la présence de 300 tibétains venus tout spécialement pour les besoins du films, le palais tibétain toujours intact a nécessité quant à lui, trois mois de construction. « CLEOPATRA » de Frank Roddam avec Timothy Dalton, dont le bateau trône au bout des studios, « GLADIATOR » de Ridley Scott avec ses 5000 figurants; « ASTERIX, OBELIX et CLEOPATRE » d’Alain Chabat avec Jamal Debbouze et Gérard Depardieu et ses 2000 figurants par jour … Il ne faut pas oublier les productions marocaines et sa nouvelle génération de réalisateurs et de comédiens tels que « les voisines d’Abou Moussa » d’Abderrahmane Tazi, « Mona Saber » de Abdellai Laraki avec Khalid Benghegra, « L’homme qui brodait des secrets » d’Omar Chraibi avec Samia Akariou, et « Ali Zaoua » de Nabil Ayouch. Kamal BELGHMI déclare qu’ « il reste encore beaucoup à accomplir pour le développement durable de l’industrie cinématographique », « il faut créer un cadre juridique propre au cinéma de manière à pouvoir développer ce secteur au même titre qu’il existe un code d’investissement en matière de tourisme ». Des conventions sont d’ores et déjà signées avec certaines écoles techniques professionnelles. Des ambitions audacieuses auxquelles pouvoirs publics et productions étrangères doivent participer. Une économie représentant 20 à 30 millions de dirhams en emplois locaux sans compter les services (hôtels, restauration, transports …), représentant entre 10 et 20 millions de dirhams, de quoi laisser songeur quant à l’avenir.

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